Qu’est-ce qu’une église réformée baptiste?

Même dans un contexte laïque comme celui du Québec, nous retrouvons un grand éventail d’églises chrétiennes. Qu’est-ce qui différencie l’Église réformée baptiste des autres?

Si vous êtes intéressé à visiter notre assemblée, voici une courte description de ce qui caractérise généralement les églises réformées baptistes.

La centralité de la parole de Dieu

Les églises réformées baptistes sont des communautés de croyants qui placent leur foi en l’enseignement de la Bible, considérée comme la parole même de Dieu. La parole de Dieu étant inhérente et infaillible, elle est le noyau de ce qui définit l’Église. C’est pourquoi notre application de l’église n’est pas centrée sur le marketing de notre image ou de la tendance populaire dans le monde évangélique. L’Église réformée baptiste croit qu’un enseignement fidèle de la parole de Dieu est l’ultime outil pour la vie du croyant. Nous adoptons particulièrement les doctrines de la grâce comme étant un pilier pour la foi des croyants.

Nous sommes confessionnels

Comme la majorité des églises réformées baptistes, notre assemblée adhère à la confession de foi de Londres de 1689. Nous sommes confessionnels car nous croyons que bien que faillible, ce document historique est une excellente représentation de la doctrine et de la théologie présente dans la Bible. Elle sert de guide pour nous restreindre dans une bonne pratique de l’église ainsi qu’une compréhension historiquement étoffée de la foi chrétienne. Nous accordons une grande valeur à l’histoire de l’église de Christ et à une foi qui ne soit pas déconnectée de ses racines profondes dans l’histoire de l’humanité.

La continuité de la loi morale (décalogue) pour le croyant dans la nouvelle alliance

Les églises réformées baptistes croient en la nécessité et la continuité des 10 commandements, aussi appelés la loi morale de Dieu. Elle est une règle de vie qui enseigne tout croyant de toute époque comment Dieu désire que l’homme se comporte. Nous croyons que le silence du Nouveau Testament n’est pas une preuve de l’abolition de la loi en ce qui concerne le 4e commandement. Nous croyons que le sabbat (une journée de repos spécialement mise de côté pour le culte en commun de Dieu) fut transféré au premier jour de la semaine, aussi appelé le jour du Seigneur, selon la pratique apostolique des premiers chrétiens dans le Nouveau Testament.

La cessation des dons miraculeux (dons signes)

Bien que nous reconnaissons que Dieu fait toujours des miracles, le salut des hommes par exemple, nous croyons aussi que les dons miraculeux comme le parler en langue et la guérison par main d’hommes, ainsi que l’office d’apôtre et de prophète (au sens prophétique) aient cessé. Leur but dans l’histoire ayant été d’authentifier la foi des premiers apôtres, nous croyons qu’ils ne sont plus nécessaires ou présents puisque la pleine révélation de Dieu nous est donnée par la parole écrite, dans la Bible.

Un culte sobre, centré sur l’enseignement de la parole de Dieu

Les églises réformées baptistes sont caractérisées par l’importance qu’elles accordent au culte dominical et à la primauté de l’enseignement biblique dans celui-ci. L’enseignement de la parole de Dieu étant vu comme le moyen divinement ordonné par Dieu pour l’édification du peuple de Dieu. La pratique du culte et de l’adoration sont sobres de nature, à ne pas confondre avec une monotonie dramatique. La plupart des églises réformées baptistes tiennent au principe régulateur dans l’adoration.

Nous pratiquons le baptême de croyant volontaire, par immersion

Les églises réformées baptistes ont un bagage particulier, dans le sens  où leur tradition réformée (confessionnalisme, théologie des alliances, etc.) est aussi accompagnée par une forte conviction que la nouvelle alliance est strictement réservée aux croyants. C’est pourquoi nous pratiquons seulement le baptême de croyants qui sont pleinement conscients de l’œuvre de Dieu et qui sont volontaires. Nous croyons aussi que comme enseigné dans la parole, l’immersion représente mieux la symbolique de ce sacrement.